Toutefois il n'est que trop certain que « la chair convoite contre l'esprit, et l'esprit contre la chair » et que « nous manquons tous en beaucoup de choses » Ainsi quoique notre justice soit véritable par l'infusion de la charité, elle n'est point justice parfaite à cause du combat de la convoitise si bien que le continuel gémissement d'une ame repentante de ses fautes fait le devoir le plus nécessaire de la justice chrétienne. Ce qui nous oblige de confesser humblement avec saint Augustin, que notre justice en cette vie « consiste plutôt dans la rémission des péchés que dans la perfection des vertus. »